Les pépins de Zola seraient-ils à l’origine des pommes de Cézanne ?
On raconte que le futur auteur de Germinal était un enfant souffreteux et timide, en butte à l’hostilité des élèves du collège d’Aix dans lequel Cézanne et Zola étaient condisciples.
Un jour, Cézanne, qui était un solide gaillard, est intervenu physiquement pour défendre et protéger le petit italien.
En remerciement , Zola lui aurait offert un panier de pommes.
Quand Cézanne dit que les pommes, qu’il a croquées en de multiples natures mortes, « viennent de loin », fait-il allusion à cet incident scolaire qui aura été à l’origine d’une amitié qui les liera pendant plus de quarante ans ?
Sans doute l’influence de Chardin, pour lequel Cézanne avait une grande admiration, aura-t-elle été déterminante dans sa prédilection pour ce genre pictural de la nature morte. Mais ce qu’il cherchait, dans son obsession de la pomme, c’était, par le travail sur les couleurs, la volonté d’atteindre la quintessence du fruit, son éternité, en regard, peut-être, de celle d’un sentiment de reconnaissance qui l’aura touché, enfant, au plus profond de son être : le geste affectueux d’un ami, dans le don des pommes de la concorde.
Attitude qui contraste avec l’abîme de la nature morte de son père, abîme de perplexité pour l’enfant Paul , devant la froideur, l’indifférence et l’hostilité d’un honorable Mr Cézanne qui ne voulait rien savoir du désir de peindre de son fils.








