Chinoiseries

Mao de bain

«  Le 2 juillet 1966, le long de la jetée de Wuhan, le président Mao, alors âgé de 75 ans, a nagé pendant une heure dans les eaux, grossies par la pluie, du Yang-Tsé-Kiang, », annonce Radio-Pékin .

Dans les eaux troubles d’un Marché empoisonné au Covid-19, le Monde tremble encore, 54 ans plus tard, des remous-fleuve des bras de chauve-souris du Grand- Timonier,…

Mao rit

Fin mars, un mort du Covid-19 en Nouvelle -Zélande.

Au pays des Maoris, le site officiel, mis en place pour dénoncer les cas de non respect du confinement est très vite tombé en panne, en raison du succès fulgurant  de cette initiative gouvernementale: la reconnaissance faciale, sophistiquée, de l’Empire du Milieu, appliquée à l’échelle artisanale d’une équipe de guerriers, fulminants dans l’explosion d’un Haka de furie délatrice !

Mao jaune

Trump la mort , au finish, sur la ligne d’arrivée à New-York ! Ou comment Pékin a perdu son Mao jaune du plus grand nombre de victimes du Corona virus

Mao bab

Si le Petit Prince, de St Exupéry, ne s’occupait pas de réguler l’extension démesurée de ses baobabs, en arrachant, dès le départ, les premières pousses qui apparaissent, il pourrait alors, très vite dire adieu à sa petite Planète, de part en part, perforée, alors, par les racines géantes d’un arbre dont les branches poussent le ciel à la dernière extrémité !

Question de responsabilité , dit il :

« Les graines invisibles. Elles dorment dans le secret de la terre jusqu’à ce qu’il prenne fantaisie à l’une d’elle de se réveiller »…

sur un marché de Wuhan…

Nul ne dit que le Grand Prince de la Chine ait l’intention de prendre soin de la Grande Planète, d’aller à la racine de la dérégulation d’une Economie Mondialisée, de balayer devant sa porte…

Mao tique

Denxiaoping: c’est Deung ! La Chine, menée à la baguette autocratique, n’accouchera jamais d’un Socrate aux yeux bridés, attelé à la déconstruction de l’idéologie sur laquelle, il s’appuie, comme tyran, pour prendre conscience de son incapacité, réelle, à exercer un fonction politique, qu’intellectuellement, il ne maîtrise pas.

Les chars de la Place Tien’anmen auront eu raison, sur les autres, des subtilités d’un discours de vérité qu’il voulut écraser en lui-même.

Géhenne

THE BOHEMIAN GROVE - Worshipping Molech - Child Sacrifice ...

Géhenne: du grec ancien : « geenna », lieu de torture, à l’ hébreu : « gé-hinnom », vallée d’Hinnôm, au sud de Jérusalem, où l’on adorait Molok, dieu cananéen auquel on sacrifiait des enfants par le feu.

Dans L’Ancien Testament, la Géhenne est le lieu de supplice pour les pêcheurs juifs et païens qui n’ont pas reçu, sur terre, le châtiment qu’ils méritaient.

Dans le Nouveau Testament, la Géhenne, comme « fournaise ardente et feu éternel », apparaît d’avantage, pour les réprouvés, comme lieu symbolique du tourment plutôt que comme lieu géographique.

Si, comme on l’observe, l’évolution du mot, Géhenne a conduit au français « gêner », – dont l’une des premières indications signifie : supplicier, torturer-, on comprend alors mieux la « gêne » éprouvée par beaucoup par les mesures de confinement.

La gêne de l’enfermement

L’enfer

Là, j’ai haine en moi.

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Pendule à l’arrêt

Voyance Amour | Le pendule

Foudroyants effets collatéraux sur la foi à accorder à toutes les officines de prédiction, supposées anticiper les événements à venir : voyants, astrologues, chiromanciens, tireurs de tarots, marabouts de tous poils, elles ont toutes chuté, en 2020, ces officines, à annoncer l’arrivée inopinée et fracassante du règne de sa Majesté Corona I°

D’une épidémie, l’autre

Déportés politiques à Auschwitz, le convoi du 6 juillet 1942 dit ...

Etrange destin du recours à l’utilisation de la reconnaissance faciale qui a conduit à l’extermination de millions d’hommes , de femmes et d’enfants, victimes du virus de l’idéologie nazie.

Modernisée, elle est maintenant utilisée pour préserver les populations des ravages de la contamination d’un virus naturel dont on ne peut dire, cependant, que son apparition ne soit pas soumise aux effets collatéraux d’une idéologie, marquée au coin, par la Loi, totalitaire aussi, de l’expansion mondialisée du Marché.

Croisement , à grande vitesse, sur les rails européens, des trains à bestiaux et des TGV d’acier : les uns conduisent à l’asphyxie, les autres, à la réanimation.

Trop explosif! On peut faire disparaître, en fumée, les registres du nombre exact des victimes d’une épidémie dans un grand pays totalitaire comme on a pu faire s’effondrer, à la dynamite, les crématoires des camps nazis: on ne chinoisera pas, sans doute, là-bas. On n’en fera pas un four pour autant!

Pas de couloirs aériens, organisés par les Gouvernement Alliés pour livrer, en masse, les tonnes de masques à gaz nécessaires pour, dans les chambres du même nom, éviter la mort aux victimes aseptisées des camps d’extermination, et proprement asphyxiées par les effluves du Zyclon B.

Quand Churchill se mouche dans le coude de Roosevelt, les postillons mortels retombent en pluie sur Tréblinka.

Ce n’est pas seulement un savon qu’il faut passer aux irresponsables politiques , organisateurs de la pénurie en matériel et en hommes, qu’ils déplorent à grands renforts de conscience malheureuse, de belle âme… Mais qu’est-ce qui, du Politique, coince à ce point, dans ce pays, qui a su, naguère, mettre en place une Sécurité Sociale si efficace et si admirable ?

Eichmann, en 1961, confiné dans sa cage de verre, lors de son procès à Jérusalem: un petit fonctionnaire falot, un anti-héros, banal et zèlé, appliqué, selon ses dires, à répondre avec efficacité aux ordres d’un Appareil d’Etat, l’ayant chargé de la logistique de la Solution Finale pour l’extermination des Juifs. Comment, faire disparaître au mieux une épidémie, aux risques planétaires, afin de préserver la pureté de la Race Aryenne, et tout cela , sans engager en rien sa responsabilité personnelle…

Virus de la lâcheté, qui à tous les étages de l’Administration Publique, pousse les hommes et les femmes politiques à céder sur la responsabilité, liée à leur fonction, ministérielle ou autre, afin de préserver leur ambitions et leurs intérêts personnels: devenir, en pleine lumière, maire d’une grande Capitale Européenne, compte sans doute plus que l’obscure et austère mise en place d’une politique nationale de Santé Publique, destinée à préserver des milliers de vie des ravages d’un virus particulièrement agressif…

« Nous sommes en guère! », de masques, de médicaments, de respirateurs, de lits, de soignants, mais pas de crainte, les stratèges sont aux manettes sur les cartes dépliées du champ de bataille de la pénurie…

« Restez chez vous ! » Qui a eu, pendant la guerre, le courage et la volonté d’une mise en œuvre d’une telle injonction de salut, à l’échelle internationale, pour éviter la déportation et l’exécution des victimes de l’Holocauste ?

Gestes barrière à Auchzwitz-Birkenau : les barbelés électrifiés du camp d’extermination.

Se tenir à un Maître : la seule rentabilité, le profit.

Imposture du discours officiel: un tissu de mensonges pour occulter une incurie d’État.

Elle ne manque pas d’air, cette volonté d’extermination qui, dans les deux cas, d’une épidémie raciale ou d’une épidémie naturelle, va se cacher au plus profond des poumons des hommes !

Pas d’ennemis, aujourd’hui, pas de déclaration de guerre officielle : juste une pandémie, la race pure du Corona virus, encore paré de l’innocence de sa virginité venimeuse.

Le confinement d’Anne Franck s’ouvre sur Bergen-Belsen. Elle y meurt du typhus, en février 45 : ses pages respirent encore.

Dans l’une, on prend un soin extrême à l’organisation rationnelle et scientifique de l’extermination de masse ; dans l’autre, avec le souci, cette fois, de la préservation maximale de la vie , c’est encore au discours des experts qu’on renvoie mais pour voiler, aujourd’hui, le silence assourdissant du discours politique, mis en tutelle par le discours de la Science : c’est à Rousseau qu’il faudrait faire appel pour la mise en place d’un nouveau Contrat Social !

Clémenceau, sous la mitraille, était dans les tranchées ; le président actuel préfère l’artère de la trachée, voie plus sûre de la réassurance narcissique du discours guerrier d’apparat.

Prendre l’air avec Hume

La finger food ou l'art de manger avec les doigts

( Petite sortie dérogatoire, d ‘une heure, à un mètre de distance, avec David Hume avant de rentrer chez soi.)

« Il y a certains philosophes qui imaginent que nous avons à tout moment la conscience intime de ce que nous appelons notre moi. ; que nous sentons son existence et sa continuité d’existence et que nous sommes certains de son identité et de sa simplicité parfaites.

Pour ma part, quand je pénètre le plus intimement dans ce que j’appelle moi, je bute toujours sur une perception particulière ou sur une autre, de chaud, ou de froid, de lumière ou d’ombre, d’amour ou de haine, de douleur ou de plaisir.

Je ne peux jamais me saisir, moi, en aucun moment sans une perception et je ne peux rien observer que la perception sensorielle.

Quand mes perceptions sont écartées pour un temps, comme par un sommeil tranquille, aussi longtemps je n’ai plus conscience de moi et on peut dire, vraiment, que je n’existe pas.

Si toutes mes perceptions étaient supprimées par la mort et que je ne puisse ni penser, ni sentir, ni voir, ni aimer, ni haïr après la dissolution de mon corps, je serais entièrement annihilé et je ne conçois pas ce qu’il faudrait de plus pour faire de moi un parfait néant.

Si quelqu’un pense, après une réflexion sérieuse et impartiale, qu’il a une connaissance de lui-même, une connaissance différente, il me faut l’avouer, je ne peux raisonner plus longtemps avec lui. » David Dume, « Traité de la Nature Humaine », 1740

Ainsi, se chercher soi, ce n’est jamais tomber sur soi mais découvrir, à la place, une sensation quelconque, changeante, un composé de perceptions multiples ( le chaud, le froid, la lumière , l’ombre, le plaisir, la douleur, l’amour, la haine…) mais jamais aucun moi saisissable en dehors de perceptions singulières.

Mais, peut-être, faut-il aller chercher au-delà des perceptions particulières pour trouver enfin ce moi qui doit bien se cacher quelque part ?

Du côté de la nuit, quand on dort , peut-être ?

Hélas ! Ce n’est pas sous la couverture du sommeil qu’on le débusquera alors que toutes les perceptions ont déjà tiré le rideau…

Syncope quotidienne qui fait dire, innocemment au réveil, qu’on revient à soi…

Maiset chez qui ?

Et quand à la mort , n’en parlons pas: si toutes les perceptions disparaissent à jamais, mon moi sera un parfait néant, le rien imaginaire qu’il a toujours été hors perceptions.

S’il n’y pas de moi hors du bouquet fantasque des perceptions , alors, chez moi, c’est où ?

Comment rester confiné dans un intérieur introuvable ?

Seul le Receveur des Impôts, bien chez soi dans sa Perception, le sait et peut répondre, sans hésitation, à l’injonction gouvernementale :

«  Restez chez-vous ! »

Déserteurs

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Dans un moment d’étrange lucidité, gagnées soudain par le virus de la métamorphose, les Jaguard, Mustang et Panda d’acier ont quitté brusquement les rues, les boulevards et les autoroutes pour s’enfoncer silencieusement dans les bois et les forêts, ivres d’y retrouver la saveur de leur essence animale.