Raphaël et son double

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La petite Margaux, deux ans, voit ses cousins Raphaël et Hugo qu’elle n’a pas l’occasion de rencontrer souvent. Raphaël a 5 ans et Hugo, à peu près le même âge qu’elle. Les ayant soudain perdus de vue et ayant oublié le prénom de son plus jeune cousin, elle demande alors à ses parents:

« Il est où, l’autre Raphaël » ?

Le Titien à sa…

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Pourquoi l’organiste se retourne -t-il brusquement sur Vénus qui caresse son petit chien?

Une fausse note? Un os quelque part?

Le maître de la peinture vénitienne aimait beaucoup les chiens; on les voit partout dans ses toiles.

Le Titien: difficile avec un tel nom, de ne pas les aimer.

Prendre la mouche

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On raconte , qu’un jour, Giotto, plutôt farceur de nature, a peint une mouche sur le nez d’un personnage d’un tableau de Cimabue .

Quand ce dernier voulut reprendre son ouvrage, il tenta en vain de chasser l’insecte de la main, pensant que c’était l’oeuf, servant à lier la détrempe des couleurs, qui l’avait attiré sur ce nez!

Malgré tous ses efforts, il n’ a pas, Cimabue, réussi à prendre la mouche après la blague de Giotto!

Dementia

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Le préfixe  «  dé », en français, issu du latin « dis », indique l’éloignement, la privation, la cessation, la destruction de quelque chose, l’inverse, le contraire…

Démonter, décomposer, déformer, dégager…

« Mens », en latin, c’est l’esprit, puis, par extension, l’idée, l’âme, le caractère, le courage, le sentiment…

L’esprit, la réalité pensante, selon Descartes : « Je ne suis donc, précisément parlant, qu’une chose qui pense, c’est à dire, un esprit. »

Alors, la dé-mence…

C’est l’esprit qui s’éloigne de sa capacité de penser, qui cesse de discerner le vrai du faux, le réel de l’imaginaire, inverse les visages et les noms, s’enfonce dans la confusion…

Mais, où ai-je l’esprit ?

En dentelle, l’esprit est un point qui passe alternativement en dessous et en dessus des fils formant ainsi un ornement, un point de fond.

Dans la démence, on ne fait pas dans la dentelle : point de dessus ni de dessous, nudité chaotique de la pensée, destruction, -précisément parlant , comme le dit Descartes-, du « Je » qui n’ a plus… tous ses esprits.

Le contraire de la démence : le mot d’esprit. Quand le « mens », en son logis, tourne à plein régime, corps volatil et pétillant de la pensée, un peu comme celui de l’eau-de- vie, cet esprit produit par distillation de l’alcool qui plane sur les eaux et se volatilise avant leur évaporation..

La démence, c’est le contraire de l’essence spécifique de la pensée , la négation de sa vivacité: elle reste à demeure, la démence, dans le fouillis des neurones .

Et si on y ajoute  « sénile », démence sénile, alors on la leste de tout le poids de la vieillesse avec son cortège de déficiences : perte de mémoire, ralentissement , dépression, désespoir dans l’attente inéluctable du point final.

Démence que nul démon ne dément y mettre sa griffe pour faire, d’une vie de l’esprit, un enfer.

Mimosa

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Quand Francis Ponge prend Le parti pris des choses, ce n’est pas du côté des choses qu’il se range mais du côté des mots qui , arbitrairement, s’y collent pour les dire.

Pour le mimosa, oui, même le mime osa : où tu vois, lecteur, combien c’est difficile de donner à la chose une étiquette qui lui colle à la tige, une assignation de nature, car les signifiants se moquent du réel , eux , qui, à saute-mouton, l’enjambent , pour le seul plaisir de la saute !

De sa racine latine, mimosa tombe de mimus, le mime .

Jaune efflorescence dans le vase antique .

Vers 240 avant J.-C., un grand acteur romain, Livius Andronicus perd subitement la voix en scène et obtient du public de faire dire son texte par un jeune esclave pendant que lui joue et exécute les mouvements.

Ainsi, pour l’acteur, texte et geste se dissocient , naissance d’une pantomime muette dans laquelle le geste croise le mot et le mot, le geste.

Il en va sans doute de même pour la grande pantomime du langage et du monde : le mot croise la chose qui croise le mot et jamais les deux ne se rencontrent tout à fait.

Tu peux, Francis, continuer à t’amuser avec le galet, le cageot et le savon qui te glissera toujours entre les doigts aussi longtemps que le réel t’en passera un, de savon, à vouloir ainsi l’épuiser, lui qui s’obstine à demeurer dans sa muette et superbe indifférence.

Radical et terminaison

Que serait un athée radicalisé ?

Qui a déjà vu et entendu un athée radicalisé descendre, au nom de « Dieu est mort ! », et à la kalachnikov, une douzaine de « journalistes » et de dessinateurs  islamistes, rassemblés pour la mise au point de la Une de leur hebdomadaire ?