Soutanes et queues-de-Pie

Pie, pour le Pieux, vache sacrée de la papauté qui, de ses chastes ardeurs,

trait, à grands seaux, le lait sucré des lits d’innocence.

Sénescence divine

Le Christ, c’est naissance de Dieu sur terre avec, en prime, la ruine du judaïsme, son abaissement. Au VII° Siécle , en Arabie, retour de flamme du monothéisme triomphant avec l’Islam pour lequel le prophète Jésus n’est pas mort sur la croix : on lui a substitué un leurre  qui a été crucifié à sa place! Berlue des chrétiens qui croient voir un dieu mort et ressuscité quand, par un tour de passe-passe, le Très Haut se rit de leur crédulité blasphématrice: on ne mélange pas la créature avec son Créateur, l’abîme entre les deux étant à jamais impossible à combler !

A la volée, vie volée

On ne peut comparer la mort à quelque chose. Et surtout pas au sommeil car, du sommeil, on en revient toujours même s’il a été peuplé de cauchemars. La fraîcheur du jour laisse aux ténèbres le soin de l’oubli. La mort ne souffre pas la comparaison car rien ne lui ressemble : l’imaginaire n’en fait pas son lit et la parole est muette à son endroit . Il faudrait être ressuscité pour pouvoir comparer la mort à un quelconque élément du vivant. Or, le Christ lui-même, prototype en la matière et roi de la parabole, s’est bien gardé d’en proposer quelque image. Lazare, non plus, à peine défait du suaire, ne s’y est pas risqué . Silence sur toute la ligne. Pour justifier l’analogie, il faut un point d’appui, une image ou, à défaut, le détail d’un tableau qui s’offre à la comparaison. Rien de tout cela avec la mort qui, sans laisser d’adresse, n’offre à l’enquêteur que la trace irrécusable de son passage.

Bref, si la vie peut être belle par le miroitement de ses éclats, la mort, elle , quand elle tombe, est incomparable.

Mourir ne ressemble à rien.