Passage à vide

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Sur le sentier douanier longeant la côte, apparaît , soudain, en hauteur sur le roc, un portillon de bois, tenant seul sur ses dormants, scellés à la seule et fragile maçonnerie du vent: l’enclos, auquel il devait ouvrir l’entrée, à disparu. Ce portillon est un orphelin . On le contourne à souhait, tenté, presque, de poser, tout en bas, le pied sur le terrain de la mer, cette prairie houleuse, livrée à l’âpre manducation des moutons d’écume qui, en tous sens, la foulent. On dit que la partie centrale d’une porte s’appelle une âme : difficile, ici, de pousser celle de ce portillon , ouvert sur le vide, sans perdre aussitôt la sienne dans les flots qui n’attendent qu’une tempête pour, violemment, l’abattre.

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