Périssent-ils?

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Heidegger affirme que seul l’homme fait l’épreuve de la mort en tant que telle. Seul l’homme meurt, selon lui, alors que l’animal ne meurt pas mais périt : « Mourir signifie être capable de la mort en tant que la mort. Seul l’homme meurt. L’animal périt »

Etre capable de la mort, en tant que la mort, signifie, sans doute, qu’à la différence de l’animal, mourir n’est pas, pour l’homme, une activité additionnelle, comptable, au même titre que les autres productions du vivant dans lesquelles s’inscrit instinctivement l’animal : boire , manger, dormir, se reproduire…Ce n’est pas une simple terminaison, une disparition mais c’est un mourir qui lui est propre, auquel il s’attend et dont il peut, par la parole, attester, auprès de lui-même et des autres.

Mais s’il sait, à la différence de l’animal qu‘il est-un-être-pour-la mort, il ne sait pas, pour autant, ce qu’il en est de l’épreuve du mourir lui-même, et à ce titre, il est sur son lit de mort, au même niveau que le bœuf suspendu à son cric d’abattoir : il va , comme lui, périr dans l’angoisse et le tremblement, emportant avec lui, dans la baie des trépassés, cette précieuse parole qui le distinguait, paraît-il, si essentiellement de ses compagnons d’infortune, soumis, eux, à la seule et impassible et muette rumination des mâchoires.

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