La solution exacte

« L’homme n’est pas une solution exacte du problème de vivre « , constate Paul Valéry. Trop d’horizon, trop d’infini dans la boîte à gants , trop de chemins qui ne mènent nulle part… L’homme claironne à sa partenaire, qui n’en peut mais, sa soif de fusion, son désir de sans boiter parfaitement l’un dans l’autre. Mais sa cloche, souvent, l’étreinte, ça cloche dans la volonté d’être un…

L’animal , quant à lui, ne fait pas mystère de son réglage à l’horloge de la perpétuation de l’espèce: il est, sans état d’âme, à l’heure, à la tâche, et le choc des carapaces n’ébranle pas la solitudes des bêtes que le Vouloir-Vivre, aveuglément, rapproche..

L’âne est sans état d’âme quand, après avoir ôté son bonnet, il faut, sur l’ânesse, faire l’âne.

L’homme est homme de se savoir né ; l’animal, lui, est animal, de l’ignorer.

Quand, dans quelque temps, on aura guéri l’homme de la maladie de la mort, l’effroyable sera alors totalement son sort puisqu’il saura que mourir lui sera désormais interdit alors que, dans le temps béni de la finitude assurée, il savait certes, avec angoisse, qu’il allait bêtement disparaître mais cette perspective avait l’avantage d’être la solution exacte du problème de vivre.

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