Rate et pancréas

C’est japonais, c’est simple, le procédé consiste à introduire des cellules souches humaines, dites iPS pluripotentes induites-, dans un ovocyte fécondé, de rate.

Ce dernier est ensuite transplanté dans l’utérus d’une femelle modifiée génétiquement de telle façon qu’elle ne puisse pas produire un pancréas naturel de rat.

Le tour est joué : un pancréas humain, provenant des cellules souches humaines iPS, est alors crée dans une partie du corps du rat où son propre pancréas était supposé se développer…

L’équipe de Hiromitsu Nakauchi avait déjà réussi à faire se développer des reins de souris dans des rats . Mais cette fois-ci, c’est beaucoup mieux puisqu’on peut faire de l’homme dans du rat.

Duras. Marguerite ! Marguerite ! bientôt les rats se mettront à écrire et aucun Barrage contre le Pacifique ne pourra s’opposer à la déferlante de cette chimère génétique…

Un petit pas pour le rat, dopé rat, un grand pas pour l’humanité !

L’étape suivante, c’est ce cochon de porc qui va s’y coller…

Après tout, diront les chantres de la chimère homme-animal, pourquoi accepter, chez l’homme, des valves cardiaques porcines et interdire la création, après le rat, d’un porc chimérique porteur d’un pancréas humain ?

On va s’y perdre dans les porte-voix féministes : Dénonce ton porc, c’est les rats !

Mine de rien, et c’est Le Monde qui l’écrit, des voix s’élèvent contre les risques d’humanisation de l’animal en raison de la dissémination des cellules iPS dans le cerveau de la bête, le danger étant une modification des capacités cognitives de l’animal pouvant conduire à une forme de pensée, ou même de conscience, analogue à celle de l’homme, l’apparition de caractères anatomiques extérieurs, comme les mains, les pieds, le visage, ressemblant à ceux d’un homme. Et pourquoi pas la production de gamètes humains chez l’animal…

Nous voilà arrivés à bon porc avec cette chimère nippone.

Ce qu’on peut espérer, c’est la réciprocité de l’opération , à savoir, la transplantation, dans l’utérus d’une femelle humaine, de cellules de porc susceptibles de fabriquer un pancréas cochon là où normalement était attendu un pancréas humain .

On pourra ainsi sauver d’une mort certaine des milliers de gorets, atteints du cancer ou promis à l’abattoir, par une transplantation de pancréas que de gentilles dames, revenues de la Gestation Pour Aux truies, fourniront, avec force couinements et grognements, pour le plus grand bonheur de la race porcine !

Diderot serait ravi de cette avancée scientifique lui qui, au 18° siècle, s’exclamait :

« J’aime mieux une belle chimère, une illustre folie qui fait tenter de grandes choses qu’une réalité stérile, une prétendue sagesse qui jette et retient l’homme dans une stupide inertie. »

Quand on verra- ou verrat– le premier cochon se faire hara-kiri, on réalisera alors que les craintes d’une humanisation possible de l’animal, après une telle manipulation génétique, n’étaient pas infondées.

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