L’Utopie de la mort

Le mot grec Hadès, généralement traduit par séjour des morts, serait constitué, selon une étymologie populaire, d’un alpha privatif et du radical eido : voir.

Hadès signifierait donc: qu’on ne voit pas, invisible.

Etrangement, dans sa construction et sa signification, un autre mot, d’origine grecque, lui- aussi, ressemble, trait pour trait, à Hadès: c’est Utopie: a/ topos, non-lieu, non localisable, invisible.

Une utopie: un projet qui paraît irréalisable car, justement, il n’y a aucun endroit, aucun lieu sur lequel il puisse s’établir.

La mort, ironiquement, un non-lieu, une utopie…parfaitement réalisable et toujours réalisée!

Mais, par manque d’éléments de langage, véritablement constitués, laissons Hadès à ses ténèbres et l’Utopie à ses chimères, et pour cette enquête lexicale, décidons de conclure à un non-lieu.

La mort, visiblement: un non-lieu.

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