Vivre à terre

Mon corps n’est pas un utopie, cet organisme sans défaut imaginé, à terme, dans l’ailleurs d’une médecine de la perfection, mais plutôt une topie, cet-être-là qui défaille à l’arthrose et aux remontée acides d’un estomac que, sans fin, la vie mastique, ou mieux encore, une toupie qui tourne le plus longtemps qu’elle peut, en équilibre sur sa pointe, mais qui, à un moment donné, finit par chuter sur le flanc, mon corps n’est pas ce petit derviche tourneur, qui, telle une planète tournant autour du soleil, la main droite levée vers le ciel pour recueillir la grâce divine que la main gauche, tournée vers le sol, transmet à la terre, silhouette immaculée qui tourne, jusqu’à l’extase, pour atteindre la source de toute perfection, le sans Corps absolu, le Désincarné, l’ombre du soma grec que la liturgie Soufie du sema met en lumière, Dieu, dans sa gloire, inaccessible.

Mon corps, que la vie, à terre.

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