Litanies

Dieu , dans le dictionnaire, se le tient pour dit entre diététique et diffamant.

Ainsi du ciel des autres qui constelle une enfance anonyme naît le Tout Autre en son absence opaque.

Entendre parfois dévoie.

Si , dans l’autoproclamation divine sur le Mont Horeb: Je suis qui je suis, le deuxième « suis » est le présent de suivre, alors ce n’est pas un cadeau pour l’Eternel!

Le tsunami du Religieux, vague sur la rive des esseulés du sens.

Sur la mort, qu’on ne peut se représenter et dont on ne peut rien dire, les religions proposent des Eden et du Livre, anxiolitiques du pauvre.

L’Enfer, version climatisée du Surmoi freudien,  étendue à l’éternité.

Psychanalyse, profession de foi à l’encan.

Dieu, chambre d’ego…

Couronne d’épines en berne, gerbe de l’impuissance, christianisme.

Le grand avantage du: « C’est écrit! » c’est qu’il couvre du voile de la justification une existence qui , sinon, se réduit au constat lapidaire et désolé du : « C’est tes cris »

Moïse et le monothéisme: la psychanalyse est au bout du rouleau de la Thorah.

L’angoisse du vivant cherche au gibet où Dieu pend, son appui, cherche, vertige des abysses, un sauveur.

La papauté papote, la caravane passe

Abîmé dans ses prosternations devant l’Eternel, il ne voit pas l’ombre portée de son corps, qui , croissant avec la nuit, s’en va avec elle aussi et, dans les ténèbres, fuit.

Dans cette religion gesticulatoire, le corps lisse l’âme.

Folles à lier, les religions menottéistes.

Sur la terre, la neige, blanche incertitude du Ciel

La quinte essence du Tout, Dieu, en son crachat

Coter les anges en bourse sans y perdre de plumes.

Quelle ne serait-pas la sidération d’un anthropologue objectif, faisant un travail de terrain dans la tribu vaticane, tombant, pour la première fois, sur l’ensemble des croyances de ce clan ! Un homme -dieu, né d’une vierge, sans père biologique, ressuscité 3 jours après sa mort, dont le corps et le sang réapparaissent sous les espèces du pain et du vin quand il est  béni par un prêtre à testicules, un dieu incarné dont la mère, morte est montée, par assomption, directement au ciel avec son corps , un homme -dieu, trois en un, à la fois, père , fils et esprit-saint…

Ambiance électrique dans la Jérusalem Céleste où le Dieu triphasé du christianisme grésille dans les crânes glorieux des rescapés de la Rédemption.

L’univers n’ a d’yeux que pour sa course aux astres souverains.

Dieu, sournois Sourd-Moi.

Rien d’odieux dans l’absenthéisme du Ciel.

Dans la case du marabout romain, derrière la grille en bois, chaque semaine, à genoux, golgother, dans le relevé fébrile de la faute.

La rotation des objets de croyance n’altère en rien l’essieu de la foi qui, impavide, tourne inexorablement sur son axe. Croire en Dieu est manifestement un délire mais croire à son inexistence est encore un acte de foi ! Divine, aussi, la voie du néant! Céleste, aussi, la désintégration atomique du corps dans l’infini du  cosmos!

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