Des chiffres et de l’être

2ooo ans de christianisme: à peine un millionième de seconde dans une journée de Brahma, journée qui , à elle seule , compte quatorze âges du monde, soit 306.OOO.OOO d’années chacun…

La Croix à laquelle s’accroche, pour des clous, des millions  de fidèles, n’est qu’un avatar de Civa qui, sur un Golgotha d’opérette, danse un pas de  Dieu.

Un pas de Dieu sur une orbite creuse, voilà dans le temps de la sombre beauté du monde, le battement de cil de la manifestation de l’être.

Si  Homo Sapiens est arrivé il y a 200 OOO ans, son apparition représente 0,OOO13% de la durée d’existence de l’univers, estimée à 15 milliards d’années. Quel sens pouvait donc avoir la vie avant cette manifestation intempestive – et si nécessaire! – de l’homme sur terre?

460: non, ce n’était pas le matricule des anges mais , comme à Auschwitz, sans les cendres, le tatouage d’un enfant promis à la promiscuité du sans nom dans le camp de l’Ecclesia.

La mathémathique m’aura laissé sur le flanc: pour savoir compter, encore faut-il compter pour un autre.

Néant moins, vertige de la soustraction.

La planète, bientôt asphyxiée par la copopulation.

Le 26 août 1910, Malher appelle Freud à Leyde. Un après-midi de promenade dans la ville au cours duquel le psychanalyste viennois analyse le lien entre le processus créateur et les troubles sexuels dont souffre le grand compositeur.

Etre là, dans cet espace circonscrit et ce point du temps, vivre, se reproduire et disparaître: des milliards d’années auront précédé cette existence infime qui, un jour, sera silencieusement défaite et à jamais oubliée dans les temps immémoriaux d’un après de brumes opaques.

Dans l’univers, la terre est un pixel, une tête d’épingle qui se pique de rendre compte de l’ensemble qui l’englobe.

Branler mille fois du chef et baiser le Mur des Lamentations, boire l’eau de Lourdes et plonger dans la piscine des miracles, tourner 7 fois autour de la Kaaba et toucher la pierre noire: que l’Autre, pour une foi, cesse enfin de se faire prier!

Devant le délire collectif des soumis qui , dare-dare, offrent , cinq fois par jour, leur cul à Allah, les frappés du divin divan apparaissent, finalement, comme des cinglés bien sympathiques.

Dieu, peu d’être/ Satan, certes Un.

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