Rodin ne panse pas

Ma traque de la parole, mal à la tête.

Tout un foin pour la pensée qui pourtant, in fine, laisse son homme sur la paille.

La cépahalée, c’est phallique ou du moins le mâle rudement s’entête aux murs de sa casa à ne pas répondre aux ordres – ou trop-  d’une jouissance attendue.

Pas d’esprit sur le pont sans le corps en sa soute.

Bois au taillis, ainsi le serf du langage qui remue d’autant plus la tête qu’il s’enfonce dans l’entrelacs du sens.

L’anaconda glisse sans doute dans les herbes du cerveau de l’homme mais à la fin, il l’étouffe.

Donner du sens au monde apaise la soif du sujet parlant mais n’altère pas le cours des rivières.

Une conscience sur bientôt neuf milliards de consciences, luciole tremblotante qui bientôt va s’éteindre sans laisser derrière elle le moindre éclat de lumière.

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