Hiver

Blanche croisée de la mort végétale, dormance des hêtres dans l’hiver de la forêt. Les cerfs se prennent dans leurs bois, les hommes, la tête ailleurs, s’éprennent des vapeurs des cieux. Vent, neige, et froid sur les hauteurs, les arbres s’inclinent sous l’ordonnance des souffles. Pas de correspondance avec Baudelaire : la nature, ici, n’est pas un temple où de vivants piliers laisseraient parfois sortir de confuses paroles. C’est l’ordre muet de la dispersion profane. Les bêtes se conduisent bien dans le trajet de leur errance, la salamandre trouve sans faillir, pour son sommeil, sa cache. La bête parlante, elle, givrée dans les voies du sacré, cherche en vain sa demeure, son en-soi, sa tanière.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s