Nid ciel, nid matrice

Quiétude profane des êtres qui n’ont pas été portés par un ventre, oiseaux dans la voltige, traçant des traits sur la matrice céleste, points ironiques sur la muqueuse légère et infinie du cosmos. Emoi du non-moi, de la solitude première, temps éphémère de la primitive enfance, toute au silence de l’indistinction de soi et de l’autre. Rainer Maria Rilke dit de l’oiseau qu’il a connu le nid comme une sorte de corps maternel extérieur que prolonge alors le vaste ciel dans lequel il virevolte avec une assurance sans bornes : comment, avec ces ailes qui battent au tempo égal et calme du souffle, ne pas avoir confiance dans une mère étendue aux confins de l’espace?

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