Tino

Un plus un ne font pas d’eux, la paire. Mais de cette aléatoire rencontre, ils en feront cependant toute une histoire. J’attendrai le jour et la nuit, j’attendrai toujours ton retour, chante, de sa voix sirupeuse, le Tino de l’Ile de Beauté. L’heure est exquise, enivrons-nous d’amour. C’est toujours cette histoire du discours d’Aristophane dans le Banquet : la créature humaine, sphérique à l’origine, doublement mâle, femelle ou androgyne et que Zeus divise irrémédiablement en deux parties pour la punir d’avoir voulu prendre la place des dieux. Et chaque fraction, maintenant orpheline, pleure sa moitié disparue et tente de la retrouver pour s’unir à elle et reconstituer l’unité première. Mais c’est en vain et l’affaire se corse : ce qu’on n’a pas, ce qu’on n’est pas, ce dont on manque, voilà, d’après Platon, l’objet du désir et de l’amour.

J’attendrai le jour et la nuit, j’attendrai toujours ton retour.

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