Etre félin pour l’autre

Etre félin pour l’autre, griffe de l’amour à l’horizon de la cage.  Sans boiter l’un dans l’autre, tenter l’Un à deux, parallèle des corps de ceux qui parlent. Les autres animaux s’insèrent à l’heure dite, s’y collent, et n’en font pas un foin. Programmation aveugle pour la perpétuation de l’espèce, l’éléphant ne se trompe pas de réceptacle. Pas question de coup de foudre dans la savane, d’éclair sous la paupière de boue, d’une mascarade de pachyderme. Quand c’est fini, c’est fini. C’est une autre affaire pour les bipèdes à claquoir qui marchent aux mots, à l’idéal de l’harmonie des corps, à la fusion des coeurs. Position ubuesque pour Alfred Jarry qui affirme dans le Surmâle  : « L’amour est un acte sans importance puisqu’on peut le faire indéfiniment. »

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