La lune, ce judas de la nuit

Dieu n’est pas regardant, pas de prunelle divine collée à la lune, ce judas de la nuit. Nulle traîtrise à attendre de cet œilleton jaunâtre qui, s’éloignant de nous à raison d’un mètre par siècle, nous a, depuis longtemps déjà, signifié son retrait. Pupille de la nation des cieux, fente orpheline qui jette sur notre cellule le regard lumineux de la toute absence. Les enfants, parfois, ont dans leur chambre obscure une veilleuse pour les prémunir de l’effroi de songes funestes. Pour nous, ce trou de lumière dans le linceul du noir des astres n’a pas de quartier, lanterne du sombre abandon. Verrou, tendre le cou pour espérer une évasive lueur.

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