La bobine de Freud

  •  Dans Au delà du principe de plaisir, Freud évoque le jeu de la bobine à partir d’une observation de son petit-fils, Ernst. Il avait remarqué que l’enfant, jetait , par dessus son lit, une bobine en bois – qui disparaissait derrière les rideaux- et qu’il prononçait, en même temps, le son: » O-o-o-o-o! », ébauche du mot « fort » ( « loin », en allemand). Puis il tirait sur la ficelle pour ramener la bobine à lui en s’exclamant « da! » ( « là », en allemand). Que signifie ce jeu du « fort-da »? A l’évidence , selon Freud,  c’est une manière , pour l’enfant,  de mettre en scène la disparition et la réapparition de sa mère, de devenir actif par rapport à cet événement, la joie des retours imaginaires lui permettant de supporter l’attente du retour réel. Compensation et dédommagement , dit Freud, aux besoins primaires non satisfaits par l’absence de la mère. Mais cette compensation répond surtout à une pulsion de maitrise et de vengeance: le petit enfant fait subir à la bobine ce qu’il subit, lui, dans la réalité!
  • Le jeu de cache -cache des yeux est une variante du « Fort-da ». Les « Coucou! Parti! », indéfiniment répétés, permettent à l’enfant d’aménager la séparation, de faire le lien entre présence et absence, dedans et dehors, lui et les autres.
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