Les colons français du XVI° siècle ont désigné du nom de fromager l’arbre majestueux qui peuple la campagne cubaine.  Ils auraient ainsi appelé cette espèce,- rattachée à celle du ceila pentandra-, parce que le bois de cet arbre est aussi tendre que le lait transformé en fromage. Sa cime retombe en parasol, calice inversé, coupe sacrée  dont la terre aspire le sang jusqu’aux racines. Pour les Mayas, cet arbre était l’axis mundi, l’essieu de l’univers. Mais peut-être ne  faut-il y voir qu’une simple déformation linguistique: fromager ne serait alors que la malformation de forme âgée, ce visage ridé de la vieillesse, à l’image des veines tourmentées de son tronc.


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