Printemps arable

Venir, ô monde!

Ploie au printemps le prunier sous le pourpre.

L’éblouissement d’être dans l’oubli de l’être, vivre.

Les arbres ont fleurs, houle du printemps, vagues végétales.

La couleur, comme une brute, soudain s’empare de l’arbre nu et le fait, la nuit, violemment rougir.

Le printemps, quinte essence de tout.

L’adhésion du nuage au ciel est sans limites

La vie n’a pas son pareil.

Rose d’ivoire en sa corolle de taffetas flou.

La rose embaume aussi la feuille morte, pharaon d’un jour.

Les épines de la rose, chapelet, sur sa tige, d’un gain de beauté.

La rose, nudité de l’être en soie.

Les étoiles irisent à souhait le ciel commun des jours.

Royauté de l’homme: son entrée dans le langage s’est faite en son palais.

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